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10 décembre 2006

Petites retouches sur les cylindres... Et les pistons...

En observant les photos de ce blog et en les comparant avec celles de la machine réelle, je me suis rendu compte que j'avais fait l'impasse sur un point important : sur les "Mountain" du PLM, les pistons dépassaient largement à l'avant des cylindres, ce qui n'était pas le cas avec les 241P, dont j'ai hérité de l'embiellage et des cylindres.

Dans un précédent message, j'avais déjà sensiblement modifié les cylindres Jouef de 241P, mais l'avant des cylindres restait désespérément déserte. Ce qui me rebutait était en particulier l'idée de devoir rallonger les pistons - car pour les cylindres, les percer d'un trou n'est pas difficile. J'ai fini par me lancer, et tenter quelquechose.

Auprès de mon fournisseur habituel l'Octant, je passe commande d'un tube et d'une tige. Sur leur conseil je choisis une tige d'acier, extrêmement rigide, réf.P203, diamètre 1.2mm. Ce diamètre est celui des pistons de la 241P Jouef, et esthétiquement cela me semble proche des photos, la taille en-dessous serait trop petite. Pour le tube, j'ai choisi du laiton, réf.1245, diamètre extérieur 2mm, diamètre intérieur 1.4mm. Ceci laisse 2/10e de millimètres de jeu, et assure un coulissement parfait du piston dans le cylindre, sans point dur dans l'embiellage. De plus, le diamètre extérieur me semble à peu près à l'échelle avec le cylindre.

Je perce donc un petit trou à l'avant de chaque cylindre, diamètre 2mm, pour y glisser un segment de tube. Pour la longueur de celui-ci, je laisse dépasser 4mm à l'avant du tube. Ceci me semble conforme à ce que j'observe sur le diagramme de 241C1 posté dans un des tout premiers messages de ce blog. J'agrandis à la fraise l'intérieur des cylindres autour des trous à l'arrière, de façon à emboiter le tube par l'intérieur, par l'avant donc. Pour le positionnement lors du collage, je m'aide d'une tige d'acier en vérifiant le bon coulissement de la tige dans le tube.

Afin de "garnir" un peu l'avant des cylindres, je dispose autour du tube une corolle en plasticarte ainsi qu'une pièce d'origine Carmina glanée sur une chute de laiton. De même pour la partie supérieure je dispose une pièce Perl Modell (référence 1-801), certainement pas prévue pour cela au départ mais le résultat m'a semblé proche de ce que je peux voir sur les photos.

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Lorsque tout est bien sec, je comble avec de tout petits plombs de pèche afin d'augmenter le lest de la locomotive de quelques grammes. Voici le résultat à ce stade. La belle peinture Huet a largement souffert de ces turpitudes, pas prévues au départ, je suis bon pour en remettre quelques couches.

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Toujours sur la base de ce que j'observe sur le diagramme, je coupe deux segments de tige d'acier, de longueur 3.2mm non compté le point d'ancrage. Pour ce dernier, je laisse un ou deux millimètres et je réduis à la lime le diamètre de la tige sur environ 1mm, selon ce que j'observe du côté du piston d'origine Jouef, qui vient ainsi s'emboiter sur l'embiellage.

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J'avais posé les marchepieds en me basant tout simplement sur les photos, et les pistons passent juste derrière, c'est beau, presque miraculeux !

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Evidemment, les tubes de laiton et les rondelles de plastic, cela fait un peu chiche : pas de rivets, pas de détails. Mais au moins, les volumes sont là, presque corrects. Disons que le modèle s'éloigne encore un peu du Jouef d'origine...

22 octobre 2006

Petites retouches sur les cylindres...

Sur la 241P, les cylindres sont cachés sous le tablier, qui les enveloppe également sur l'avant et l'arrière. En revanche, dans le cas de la 241C1, ils sont largement dégagés sur l'avant, et par là-même, nettement visibles.

Dans son modèle de 241P, Jouef ne s'est pas embêté à représenter finement les parties cachées, on notera en particulier :

  • Un superbe trou sur l'avant des démarreurs,
  • Toujours sur l'avant de ces démarreurs, absence de rivets ailleurs que sur l'extérieur,
  • Des raccords de moulage pour le moins marqués,
  • A l'arrière des cylindres, seule la moitié extérieure des démarreurs a été représentée !...
  • Enfin, chaque cylindre se voir amputé d'un méplat sur la partie inférieure, à l'intérieur à l'avant.
Ces défauts sont visibles sur la pièce d'origine, à gauche sur le cliché suivant.

Disposant de plusieurs exemplaires de cette paire de cylindres de 241P Jouef, j'ai donc effectué plusieurs tentatives : tout d'abord en bouchant simplement les trous à l'avant des démarreurs. J'utilise pour cela de tout petits morceaux de plasticarte noir, et du solvant Ambroid ProWeld (à utiliser dans un endroit bien ventilé !). Je glisse le plasticarte, je dépose quelques gouttes de solvant, j'attends que le plastic fonde, et je pousse le plastic au fond du trou. J'attends que cela sèche, je coupe le plastic en excès, puis je ponce à plat l'avant des démarreurs. Pour les méplats sur le bas des cylindres, je découpe de petits morceaux de plastic de la même forme, collés à la cyano, avant ponçage de l'avant des cylindres. Attention, le plan de l'avant des cylindres n'est pas parallèle à celui des démarreurs !... Reste à donner un coup de bombe d'apprêt Tamiya, et voilà le résultat !

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Cette modification est simple, cependant le principal souci est que l'avant des démarreurs n'est pas cylindrique, puisqu'il manque la ligne de rivets sur la partie intérieure, or le résultat se voit par l'avant. Sur le brillant raisonnement "deux moitiés de pièce cylindrique égal une pièce cylindrique", je cannibalise une autre paire de cylindres de 241P Jouef pour en découper les deux moitiés extérieures des avants de démarreurs... Ces deux moitiés viennent remplacer les moitiés intérieures arrasées, par collage à la cyano, les trous sont ensuite bouchés, et les méplats comblés, comme décrit ci-dessus. Dans mon élan, je découpe les deux moitiés d'arrière de démarreurs, pour les coller sur les faces internes, à la cyano. Un coup de bombe d'apprêt Tamiya plus tard, en voici le résultat :

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J'avais lancé un troisième essai, mais je ne l'ai pas mené à terme : le résultat de ce second essai étant assez réussi à mon avis, je le conserve pour mon modèle. Bon OK, cela reste du Jouef, mais c'est moins pire. L'idéal serait de pouvoir représenter la proeminence à l'avant des cylindres, qui doit correspondre à la sortie de l'axe du piston si je ne m'abuse.

Sur un autre plan, les tubulures de sablière sont maintenant fixées sur la chaudière, je n'ai malheureusement pas pu trouver le temps pour appliquer une petite couche de Vert Olive Huet sur la face inférieure de celle-ci, avant collage définitif. A suivre !

18 avril 2006

petit retour sur... La traverse avant

N'ayant pas pu consacrer de temps au modélisme ce week-end pour raisons de fêtes pascales en famille, je voudrais revenir sur certains points du modèle, sur lesquels je suis peut-être passé un peu vite auparavant.

Je commence aujourd'hui avec la traverse avant. Pour la représenter, je me suis basé essentiellement sur les diagrammes de la 241C1 figurant p.148 du livre "les Mountain Françaises" (Chavy / Maillet / Gibert, aux éditions du Cabri). Certaines dimensions remarquables telles la largeur des cylindres, du châssis, ou bien la longueur de la machine, selon les vues, permettent de déterminer le rapport d'échelle entre un diagramme donné et l'échelle H0. J'applique ensuite une règle de trois pour déterminer la dimension d'une pièce à l'échelle H0 par la mesure de sa représentation sur le diagramme.

Ainsi pour la hauteur de la traverse : considérant le diagramme en vue de face, je détermine un rapport d'échelle de 1,21:1 (rapport entre la largeur des cylindres sur le diagramme et la dimension de la pièce Jouef, toutes dimensions en mm). Pour la traverse avant, je mesure une hauteur d'un peu plus de 5,5mm sur le diagramme, ce qui me donne 4,6mm à l'échelle H0. J'ai donc décidé de reproduire cette traverse avec une tôle de laiton de 4,0 mm de haut, et de deux renforts en haut et en bas de 0,3mm d'épaisseur.

Pour sa largeur, je mesure presque 39mm sur ce même diagramme, soit quasiment 32mm à l'échelle H0. Je couperais le laiton à une dimension légèrement plus grande, avant de réduire la largeur de la pièce à la bonne dimension par ponçage fin, après soudure.

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Le diagramme ci-dessus donne les différentes dimensions utilisées pour cette traverse avant, en vue de face. Toutes valeurs en millimètres.

Le test de la photo est toujours redoutable, et celle-ci m'a permis de me rendre compte de deux défauts presque imperceptibles à l'oeil nu : d'une part les deux tampons ne sont pas rigoureusement en face l'un de l'autre, celui de gauche (donc à droite sur la photo) baille un peu, il faudra que je le redresse ; d'autre part les bords de la partie supérieure de la plateforme ne sont pas parallèles, je dois pouvoir poncer doucement pour corriger cela... A noter également qu'il y a un effet de perspective, les 36mm de l'arrière de la plateforme semblent à peine plus larges que les 32mm de l'avant... Bref, je continue...

Pour l'épaisseur de la traverse, autrement dit la largeur des renforts : considérant maintenant le diagramme en vue de profil, je détermine un rapport d'échelle de 1,33:1. Sur ce diagramme, les renforts font un peu plus de 2mm de large, j'ai donc choisi une tôle de laiton de 2mm de large, et je ponce la traverse avant à plat après soudure, afin d'en réduire l'épaisseur à 1,75mm environ.

Lorsque la traverse avant est satisfaisante, je perce deux trous de section rectangulaire pour les tampons Mecanic Trains, et je les colle par l'arrière. Il reste à percer un trou pour l'attelage à vis au milieu, ainsi que pour les canalisations de vapeur. A suivre...

15 mars 2006

La plate-forme avant

Une fois posée la traverse avant, j'ai pu continuer les travaux sur l'avant du châssis.

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J'ai décidé de couper la partie avant du tablier, et de la coller à demeure sur le châssis. Il m'a en effet semblé plus rationnel de rendre ces deux pièces solidaires afin de faire disparaître le jour disgracieux entre la traverse et la plateforme de la 241P Jouef. J'ai donc coupé le tablier au niveau des cylindres, le raccord sera masqué par la chaudière.


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L'avant a été refait quasiment intégralement, le plastique fondu par l'Ambroid ProWeld a ensuite été mis en forme, avant d'être recouvert de plasticarte de 1/10e" soit 0.25mm d'épaisseur. Les raccords sont enfin poncés avec du papier abrasif de plus en plus fin.



La raison pour laquelle j'ai opté pour une couche fine de plasticarte est que j'espérais repousser des rivets par en-dessous. Hélas, mes très nombreux essais se sont avérés insatisfaisants, je n'arrivais pas à obtenir des rivets plus petits que 7/10e de diamètre - ce qui est très gros comparé aux 2 à 3/10e des rivets d'une pièce de moulage, telle que le compresseur à air qui viendra dans le logement découpé dans la plateforme de droite. J'ai donc laissé tomber les rivets, mais la surcouche de plasticarte est restée, ce qui n'est pas plus mal car les raccords sont plus fins. L'idéal aurait été une pièce en photogravure, mais je n'ai pas de quoi faire ça.

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De chaque côté, j'ai découpé deux plateformes en plasticarte de 1/10". J'ai ensuite posé deux petits renforts en laiton sous le plastique, pour maintenir les marchepieds de la loco, puis doublé le plasticarte de 1/10" avec du 0,5mm, afin que les plateformes soient moins souples.


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Pour les renforts en laiton, j'ai pris deux chutes de la même tôle de 4mm qui m'a servi à représenter la traverse, mais cela n'est pas une bonne idée. Cela génère une surépaisseur peu esthétique, même s'il est vrai que ces renforts sont assez peu visibles en marche normale.



En fait, pour ces renforts, j'aurais dû choisir une largeur correspondant à l'intervalle compris entre les deux pattes des marchepieds, ainsi j'aurais pu souder (ou à la rigueur, coller) le contrefort entre ces pattes. De même, avec un peu d'anticipation j'aurais pu glisser une unique tôle de laiton entre l'avant du tablier et le châssis, plutôt que deux petits bouts de chaque côté, ainsi elle aurait été parfaitement maintenue. Fort heureusement, l'Araldite colle très bien ces matières.

A noter également sur les photos ci-dessus, le plomb logé un peu partout, afin d'augmenter le lest de l'avant de la loco et de rééquilibrer celle-ci, déjà fortement lestée sur l'arrière.

14 mars 2006

La traverse avant

J'avais initialement prévu de conserver la traverse d'origine Jouef issue de moulage, mais en y regardant de plus près, celle-ci s'avère non conforme pour la 241C1. En effet, sur les photos de la machine réelle aussi bien que sur le diagramme, la traverse avant de la 241C1 est un I constitué d'une partie verticale qui maintient les tampons et l'attelage à vis, et de deux contreforts horizontaux, en haut et en bas de la partie principale. Bref, typique des machines anciennes. Sur une 241P, les contreforts ne dépassent pas sur l'avant si bien que la traverse avant apparaît plate, ce que Jouef a plus ou moins bien reproduit sur son modèle. Donc pour une machine ancienne, cette traverse avant ne convient pas.

En appliquant une règle de trois aux dimensions relevées sur le diagramme vu de face de la 241C1 réelle, je détermine que la traverse avant doit faire une largeur de presque 32mm à l'échelle H0, c'est à dire plus d'1mm de plus que la traverse avant Jouef. J'ai réalisé une traverse avant par soudure de tiges de laiton en I, en assemblant les éléments suivants :

  • pour la traverse proprement dite, l'Octant réf.P350 / 4.0 : tôle de laiton 0,5 * 4,0 mm
  • pour les renforts en haut et en bas, j'opte pour la réf.P330 / 1.5 : tôle de laiton 0.3 * 2,0

Le plus difficile n'est pas tant de souder ces éléments ensemble, que de coller le résultat sur l'avant de la loco à peu près sans repères. En effet, une grosse goutte de colle résine type Araldite suffit à maintenir fermement cette traverse sur le châssis débarrassé de la traverse d'origine : mais attention au positionnement ! Il faut impérativement respecter la perpendiculaire à l'axe du chassis, un centrage parfait, l'horizontale en vue de face, la verticale en vue de côté...

La suite de l'aventure, poser à nouveau les plateformes avant de la loco, de part et d'autre du chassis, conformément aux diagrammes et aux photos de la machine réelle, puis percer des trous pour les tampons, l'attelage à vis et les conduites de vapeur.

12 mars 2006

Le foyer

Bien évidemment, compte tenu de l'espace vide dans la pièce de moulage Jouef, j'ai souhaité ajouter du lest dans le cendrier de la locomotive, la partie inférieure du foyer. Je l'ai donc rempli avec des petits plombs de pêche noyés dans de la colle type Araldite.

De plus, ayant arasé les deux longerons du châssis, pour faire disparaître les deux fentes inesthétiques dans le tablier Jouef à l'intérieur de l'abri et disposer un sol uniforme, il est apparu nécessaire de renforcer ces longerons, cf. un message précédent. J'ai choisi des barres de laiton de 1mm d'épaisseur : l'Octant réf.P500/8.0, barre de laiton 1,0 * 8,0 mm. En effet, 8mm correspond à la largeur du côté de cendrier Mecanic Trains, ce dernier viendra donc en appui sur l'extérieur de la tôle de laiton sur toute sa longueur, et sera ainsi parfaitement maintenu. Pour la partie située entre les deux longerons, l'espace ne fait que 7mm, il est donc nécessaire de limer un peu la barre de laiton pour en réduire la largeur... La référence voisine, 1,0 * 7,0 mm, n'est pas assez large pour maintenir correctement les côtés de cendrier, et je n'avais pas envie d'acheter les deux références, à presque 5 euros la pièce de 50cm.

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J'ai commencé par meuler les faces externes du cendrier Jouef pour en faire disparaître les détails et les amincir un peu. J'ai également abaissé leur hauteur de 1mm, afin de coller les tôles de laiton par-dessus sans générer de surépaisseur, attention au niveau des plombs de pêche dans le foyer. Tout ceci se colle à l'Araldite. Lorsque les deux côtés de cendrier Mecanic Trains sont collés, je fixe les marchepieds en laiton en noyant leurs deux pattes pliées à 90° dans une goutte de colle Araldite. Un peu de précision est nécessaire pour placer correctement ces marchepieds dans les trois directions, mettre l'ensemble chaudière / abri / tablier en place par-dessus pour juger du résultat.

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Avec ça, la loco a gagné quelques grammes... Le long du châssis, on aperçoit les prises de courant, fil de laiton de 0,3mm plié et courbé en forme pour venir s'appuyer sans frotter sur les cerclages de roues, par au-dessus. Ces prises de courant seront camouflées sous le tablier, à l'intérieur des passages de roues. A l'intérieur du châssis entre les longerons, du fil souple pour la liaison électrique, et du plomb sur le dessus.

06 mars 2006

Le train de roues

En parallèle à ces travaux sur la chaudière, je me suis lancé dans la chimie : brunissage des roues Jouef en métal blanc de la loco 241P, et du tender 30A.

J'ai essayé plusieurs produits, celui avec lequel j'ai obtenu le meilleur résultat est l'ensemble de produits de brunissement de chez Zebulon (dégraissant + brunisseur + fixateur), anciennement fabrication Libéron si j'ai bien compris.

Pour chaque produit, j'ai employé la méthode du bain, motivée pour partie par le fait que j'ai maintenant à ma disposition quantité de petits pots bébé, et aussi parceque cette méthode me semblait optimale compte tenu des grosses têtes de mort sur les bidons Zebulon... Pas pratique en effet de frotter, gratter, avec les gants "spécial chimie"... En l'absence d'indication de dosage, j'ai pris 3/4 - 1/4, c'est à dire 25ml d'acide pour 75ml d'eau distillée.

J'ai procédé comme suit :

  • nettoyage : mini-brossette à poils nylon et forme de tasse,

  • dégraissage : un premier bain rapide, suivi d'un coup d'essuie-tout, afin de s'assurer que le produit accroche bien partout et qu'il ne reste pas de ces micro-bulles ; un second bain, plusieurs minutes (le temps de traiter les autres essieux en fait) ; je laisse ensuite s'égoutter sur de l'essuie-tout,

  • brunissage : environ 1 h 30, avec changement du bain toutes les 30 minutes car le produit devenait chargé, de plus il m'a semblé nécessaire de brosser les roues toutes les 10 minutes environ avec une vieille brosse à dents, car une sorte de moisissure bleutée se formait autour du métal,

  • rincage à l'eau courante,

  • brossage à la feutrine de polissage pour enlever l'excédent,

  • application du fixateur,

  • à nouveau brossage à la feutrine.

Voici une photo du résultat:

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Au cours des semaines suivantes, il apparaitra encore quelques traces bleutées, que je ferais disparaître par une nouvelle application de fixateur et brossage à la feutrine.

La phase de préparation du métal est cruciale : non seulement dégraissage avec le produit ad hoc, et on ne touche plus les roues, mais aussi, si les roues ont servi, polissage à la mini-brossette, on m'a même recommandé un passage au bac à ultrasons (que je n'ai pas encore... Idée cadeau pour ceux qui lisent !) sans oublier quelques gouttes de produit à lessive comme "agent mouillant"... Dans mon cas, puisque je prévois de rajouter des prises de courant aux essieux de la loco, il est important d'éviter de nettoyer les roues au papier de verre, les contacts électriques ayant horreur des micro-rayures qui favorisent un encrassement rapide.

A un moment donné, je ne sais ce qui m'est passé par la tête, mais au lieu d'eau distillée j'ai dilué l'acide avec de l'eau du robinet ! Ben ça a eu l'air de convenir...

De plus, au fur et à mesure de mes essais j'ai trouvé une astuce pour remplacer l'eau du bain sans le remplacer totalement : je laisse le bain reposer quelques instants, les résidus retombent au fond. Puis je transvase tout doucement l'acide dilué dans un autre récipient, je ne jette que le dernier cinquième et toute la crasse au fond. Je complète avec un peu d'eau, et c'est reparti.

Par la suite, j'ai bruni d'autres trains de roues, en obtenant de meilleurs résultats - je suppose que c'est ce que l'on appelle l'expérience... Aussi, j'ai fini par récupérer une autre épave de 241P dans le but avoué de lui piquer son train de roues pour recommencer le brunissement ! Donc, à suivre...