07 mars 2006

La chaudière (3)

Si vous observez attentivement la chaudière qui illustre mon message "chaudière (2)", vous vous rendrez compte que, si les trois proéminences (cheminée / dôme de vapeur / sablière) sont effectivement bien alignées entre elles, cet alignement est en fait très légèrement de biais par rapport à l'axe du châssis... Si bien que lorsque je mets l'abri en place, catastrophe, impossible de l'aligner avec le reste ! Méga ratage !...

Une seule solution, recommencer : je démonte la sablière à coups de mini-disqueuse, c'est violent, je sais... Pour l'alignement de la cheminée avec le dôme de vapeur, je me contente de reprendre très légèrement l'arrondi de ce dernier. Voici le résultat:

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Les plus observateurs noteront qu'en vue de dessus la sablière est maintenant très légèrement plus à gauche qu'avant (la gauche de la chaudière), de façon infime, mais elle est réellement mieux centrée.

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Les trois proéminences (cheminée, dôme de vapeur, sablière) sont maintenant alignées avec l'axe central de l'abri, démonstration ci-contre.

Egalement, j'en ai profité pour placer la sablière un peu plus en arrière, plus conforme au diagramme de la 241C1. De plus, les joints autoclaves sont maintenant tous en place.

Reste plus qu'à lisser, poncer, encore lisser, encore poncer, toujours lisser, toujours poncer... Ensuite je remettrais le détaillage enlevé (cerclages de chaudière, câbles sous la chaudière de part et d'autre), ainsi que les tubulures rapportées... A suivre !

06 mars 2006

Le train de roues

En parallèle à ces travaux sur la chaudière, je me suis lancé dans la chimie : brunissage des roues Jouef en métal blanc de la loco 241P, et du tender 30A.

J'ai essayé plusieurs produits, celui avec lequel j'ai obtenu le meilleur résultat est l'ensemble de produits de brunissement de chez Zebulon (dégraissant + brunisseur + fixateur), anciennement fabrication Libéron si j'ai bien compris.

Pour chaque produit, j'ai employé la méthode du bain, motivée pour partie par le fait que j'ai maintenant à ma disposition quantité de petits pots bébé, et aussi parceque cette méthode me semblait optimale compte tenu des grosses têtes de mort sur les bidons Zebulon... Pas pratique en effet de frotter, gratter, avec les gants "spécial chimie"... En l'absence d'indication de dosage, j'ai pris 3/4 - 1/4, c'est à dire 25ml d'acide pour 75ml d'eau distillée.

J'ai procédé comme suit :

  • nettoyage : mini-brossette à poils nylon et forme de tasse,

  • dégraissage : un premier bain rapide, suivi d'un coup d'essuie-tout, afin de s'assurer que le produit accroche bien partout et qu'il ne reste pas de ces micro-bulles ; un second bain, plusieurs minutes (le temps de traiter les autres essieux en fait) ; je laisse ensuite s'égoutter sur de l'essuie-tout,

  • brunissage : environ 1 h 30, avec changement du bain toutes les 30 minutes car le produit devenait chargé, de plus il m'a semblé nécessaire de brosser les roues toutes les 10 minutes environ avec une vieille brosse à dents, car une sorte de moisissure bleutée se formait autour du métal,

  • rincage à l'eau courante,

  • brossage à la feutrine de polissage pour enlever l'excédent,

  • application du fixateur,

  • à nouveau brossage à la feutrine.

Voici une photo du résultat:

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Au cours des semaines suivantes, il apparaitra encore quelques traces bleutées, que je ferais disparaître par une nouvelle application de fixateur et brossage à la feutrine.

La phase de préparation du métal est cruciale : non seulement dégraissage avec le produit ad hoc, et on ne touche plus les roues, mais aussi, si les roues ont servi, polissage à la mini-brossette, on m'a même recommandé un passage au bac à ultrasons (que je n'ai pas encore... Idée cadeau pour ceux qui lisent !) sans oublier quelques gouttes de produit à lessive comme "agent mouillant"... Dans mon cas, puisque je prévois de rajouter des prises de courant aux essieux de la loco, il est important d'éviter de nettoyer les roues au papier de verre, les contacts électriques ayant horreur des micro-rayures qui favorisent un encrassement rapide.

A un moment donné, je ne sais ce qui m'est passé par la tête, mais au lieu d'eau distillée j'ai dilué l'acide avec de l'eau du robinet ! Ben ça a eu l'air de convenir...

De plus, au fur et à mesure de mes essais j'ai trouvé une astuce pour remplacer l'eau du bain sans le remplacer totalement : je laisse le bain reposer quelques instants, les résidus retombent au fond. Puis je transvase tout doucement l'acide dilué dans un autre récipient, je ne jette que le dernier cinquième et toute la crasse au fond. Je complète avec un peu d'eau, et c'est reparti.

Par la suite, j'ai bruni d'autres trains de roues, en obtenant de meilleurs résultats - je suppose que c'est ce que l'on appelle l'expérience... Aussi, j'ai fini par récupérer une autre épave de 241P dans le but avoué de lui piquer son train de roues pour recommencer le brunissement ! Donc, à suivre...

05 mars 2006

La chaudière (2)

E.Seibel / Mecanic Trains conseille de commencer par mettre en place la chaudière sur le tablier. De façon générale, je préfère en effet commencer par le gros oeuvre avant de m'attaquer aux détails. Après démontage intégral du modèle Jouef pour en récupérer le chassis et le tablier, j'ai donc aplani l'arrière de la chaudière Mecanic Trains (le foyer) en le ponçant sur un bloc, tout en vérifiant de temps en temps le bon positionnement horizontal et vertical de la chaudière ainsi que la parfaite symétrie des détails (joints autoclaves, etc). Cette étape n'est pas simple, car elle conditionne toute la qualité du résultat final. Pour tout dire, j'ai dû recommencer plusieurs fois avant d'arriver à une chaudière parfaitement positionnée dans les trois dimensions, parfaitement horizontale, bien "assise" sur l'arrière...

La chaudière sera maintenue au chassis par trois vis, l'une entre les cylindres, l'autre dans le foyer, la troisième à mi-longueur. J'ai envisagé un moment d'en mettre deux de plus, à chaque quart, mais j'ai changé d'avis, estimant que cela n'apporterait pas grand-chose de plus que des ennuis. La chaudière reste démontable, jusqu'aux toutes dernières étapes de la réalisation du kit. Pour les vis, j'ai pris la réf.VB351 de l'Octant : vis bois en acier 2*16 mm.

La résine se colle bien, à la colle bi-composants. En fait, à l'Araldite j'ai préféré la Sader à prise rapide. En effet celle-ci sèche en surface avant de durcir à coeur, si bien qu'il reste possible durant quelques dizaines de minutes de déplacer (dans une certaine mesure...) les pièces collées. Attention cependant à l'élasticité de la colle, qui tend à ramener les pièces à la position dans laquelle la colle a commencé à prendre... Tandis que l'Araldite à prise rapide sèche assez vite par l'intérieur, tout en restant collante en surface, ce qui rend difficile tout travail une fois la pièce positionnée.

Il est intéressant de combler les passages de roues, un peu trop profonds dans le moule de Mecanic Trains, ce sera plus élégant. Pour ce faire, lorsque la chaudière est en place, je dispose un film de colle résine dans ces passages de roues, et sans attendre qu'elle commence à sécher, je presse très fort la chaudière en place sur le tablier afin que le trop-plein ressorte. Lorsque la colle commence à prendre, tout démonter pour éviter que le tablier ne reste collé sur la chaudière. Lorsque la colle est sèche, couper tout ce qui dépasse au cutter puis poncer.

Voici donc une photo de la loco prise à ce moment-là. Nous sommes en Aout 2005, et c'est à ce moment que j'ai commencé à prendre des photos de la loco, au départ pour juger de la symétrie de la chaudière. Le principe est le suivant : avec Adobe Photoshop, je duplique le calque, je retourne le calque du dessus, lui donne 50% de transparence afin de voir les deux en même temps. Je déplace l'un des deux, une légère rotation peut être nécessaire également, jusqu'à superposer certains éléments particuliers du modèle, "inamovibles", tels que les coins, le chassis, etc... Ceci permet de juger de façon non subjective de la bonne symétrie du modèle et en particulier des parties en résine, que je travaille. Ultérieurement, ces photos me permettront de suivre l'évolution du modèle.

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Les pièces en résine plus claires sont extraites (à coup de disqueuse) de la seconde chaudière. A noter en particulier la ligne de joints autoclaves à gauche du foyer (en bas à droite sur la photo): c'est une erreur de ma part, je croyais à une dissymétrie de la chaudière Mecanic Trains et j'ai cru bon de déplacer ces vannes. En réalité la chaudière est correcte, c'est juste la mise en place de celle-ci sur le chassis qui était à revoir... J'écrivais plus haut combien cette étape est primordiale, je me suis donné du travail en plus...

Commence ensuite un long travail de peaufinage : je bouche les petits trous à la cyano, dont la tension de surface permet d'obtenir une surface lisse. Puis je ponce à plat, pour enlever l'excédent de colle. Et ainsi de suite jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant... Une ficelle pour juger de la surface de la pièce en résine : la présenter face à une lumière rasante telle que celle du Soleil couchant, tout ce qui ne brille pas de la même façon que le reste est encore en creux par rapport au reste de la surface... Ce qui signifie : quelques gouttes de colle cyano à rajouter !


L'OCTANT
17 rue du Printemps
BP 21005
F-67451 MUNDOLSHEIM CEDEX
tél.: 03 88 20 55 57
fax: 03 88 20 57 88

04 mars 2006

La chaudière (1)

Voici ci-après deux diagrammes, l'un d'une 241A PLM et l'autre de la 241C1 (in: "les Mountain Françaises", Chavy / Maillet / Gibert, Ed. du Cabri).

Tout d'abord diagramme d'une 241A du PLM:

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A noter en particulier:

  • la sablière au-dessus du premier essieu accouplé, légèrement à l'arrière de celui-ci

  • le dôme de vapeur entre le second et le troisième essieu accouplé

  • la turbodynamo située à l'arrière, juste devant le sifflet et l'abri

  • cinq paires de joints autoclaves sur le dessus du foyer

Et la 241C1:

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Il est à noter:

  • le dôme de vapeur au-dessus du premier essieu accouplé, un peu en avant de celui-ci

  • la sablière entre le second et le troisième essieu accouplé

  • la turbodynamo entre le dôme de vapeur et la sablière

  • six paires de joints autoclaves au-dessus du foyer, plus encore deux paires, à l'avant et à l'arrière de la sablière

Au niveau de la chaudière, les différences entre les deux apparaissent nettement, ce qui donne une idée du travail à effectuer pour rendre cette chaudière de 241A du PLM plus conforme à celle de la C1:

  • Principalement, le dome de vapeur et la sablière sont inversés.

  • Par voie de conséquence, certains cerclages ne sont pas à la même place.

  • De même, certains accessoires se retrouvent déplacés (turbodynamo)

  • Sur l'arrière de la chaudière, autour du foyer, les joints autoclaves sont plus nombreux sur la 241C1.

  • Enfin sous l'arrière de la chaudière, se trouvent deux paires de joints autoclaves, mais ils ne sont pas disposés de la même façon.

En ce qui concerne le modèle, j'ai donc arasé les cerclages, prévoyant de les rapporter ensuite en laiton, conformément au diagramme de la 241C1 ; arasé les câbles qui courent le long de la chaudière, et qui recouvrent les cerclages par endroits... Ca gène donc on vire, et on replacera après... Et enfin et surtout, tronçonné les deux proéminences, dôme de vapeur et sablière, par quatre coups de mini-disqueuse, découpant ainsi une base pyramidale, pour les inverser en les positionnant correctement.

En réalité, j'ai raté mon coup la première fois, en tronçonnant les deux protubérances un peu trop près de leur base. D'une part le raccord avec la chaudière n'était pas très élégant, d'autre part j'ai fait disparaître quelques détails, et je me suis rendu compte a posteriori qu'il me serait difficile de les restituer. J'ai donc préféré récupérer une autre chaudière auprès de Mecanic Trains, et recommencer. En tronçonnant à nouveau j'ai veillé à découper plus largement la chaudière, contourner la base de la commande de prise de vapeur d'une part, et les départs de sablière d'autre part.

En collant les deux proéminences, il est important de s'assurer du bon alignement de celles-ci avec la cheminée à l'avant (qui d'ailleurs pourrait être collée en même temps, tiens, comme ça ce sera fait) et l'abri à l'arrière.

Ce ratage me sera finalement profitable puisque je récupérerais plus tard sur la seconde chaudière les joints autoclaves qu'il me manque, ces sortes de vannes de part et d'autre du foyer, servant à nettoyer l'intérieur de celle-ci. Je les découperais à la mini-disqueuse pour les positionner dans des cavités ménagées à la fraiseuse dans la première chaudière.

01 mars 2006

Point de départ..

Il s'agit d'un kit Mecanic Trains sur base Jouef. Pour la partie Mecanic Trains, la chaudière est en résine, de même que l'abri de la loco et la caisse du tender. Les pièces de détail sont en fonderie, un peu de photogravure également, laiton, béryllium, métal blanc. Pour la base Jouef, les pièces nécessaires sont le châssis, le trains de roues, le tablier d'une 241P ; et le châssis d'un tender 30A type PLM, celui de la 231K Sud-Est de Jouef.

Le kit Mecanic Trains vise en réalité à reproduire une loco 241 A ou D du PLM, les différences avec la 241C1 sont donc sensibles, en particulier au niveau de la chaudière. A la réception du kit, et après analyse de ces différences, j'ai donc décidé d'effectuer diverses modifications visant à rendre le résultat final plus conforme à ce que je pouvais observer sur les photos de la machine réelle. Cela représentait du travail en plus, bien sûr, mais après tout, c'est un passe-temps. Fort heureusement, la résine se travaille bien, mais tronçonner, coller, boucher les trous, poncer, lisser, poncer, rater, recommencer, encore lisser, encore poncer, lisser, poncer... En définitive, cela m'a pris des mois, rien que pour cette chaudière. Sans rire.

Au cours des prochains jours, je récapitulerais les travaux effectués en 2005 pour arriver au résultat actuel. Nous aborderons donc successivement les différentes parties sur lesquelles j'ai travaillé : la chaudière, le tender, le châssis, les roues, la partie avant de la loco, l'abri, la devanture. Ensuite, vous pourrez suivre les travaux en temps réel, enfin presque...